l’acquiescement
Gyan Panchal
« Une ou deux choses de ce monde, donc, encore une fois, une ou deux choses familières (…) mais portées au juste point d’allègement qu’il faut pour que le voyageur puisse les garder avec lui pour franchir le pas ? »
Le bol du pélerin (Morandi) P. Jaccottet
C’est à partir d’objets glanés sur le bord des routes que les sculptures de Gyan Panchal prennent forme ; des objets trouvés (un bac à sable, un auvent, une serrure…) mis au rebut du fait de leur désuétude et dont la fonction, suspendue à mi-course, convoque encore des rapports humains, des adresses à l’autre et au dehors. Tel un chiffonnier, l’artiste les recueille à l’atelier et par des gestes attentifs, souvent réduits à leur plus simple expression (laver, couper, poncer, assembler, teinter…) il accompagne ces objets jusqu’au seuil d’eux-mêmes. Devenues sculptures, ces formes altérées sont rendues au monde ; des formes en négociation avec leur exposition retrouvée.